Penser la ville à hauteur d’enfant : quand l’espace public s’adapte aux plus jeunes

Depuis quelques années, un mouvement de fond traverse l’urbanisme et les politiques locales en France : repenser la ville non plus seulement pour les adultes, mais à hauteur d’enfant. L’UNICEF France porte cette conviction à travers sa campagne « Penser la ville à hauteur d’enfant », tandis que l’ADEME a publié une étude de référence, « Faire la taille — Pour des territoires à hauteur d’enfants« , analysant 13 projets d’aménagement inspirants à travers la France. Un même constat traverse ces travaux : la commune est le premier espace où se joue concrètement le quotidien, l’autonomie et le bien-être des enfants.

Une ville pensée pour les enfants, c’est quoi concrètement ?

Penser un territoire à hauteur d’enfant ne se limite pas à installer une aire de jeux dans un coin de square. Selon l’ADEME, cela suppose de sortir d’une vision du ludique comme simple divertissement, pour en faire un véritable outil d’autonomisation des enfants, en tenant compte des différentes périodes de l’enfance, de la petite enfance à l’adolescence [source : ADEME, Faire la taille, Pour des territoires à hauteur d’enfants].
L’étude identifie plusieurs qualités que doivent avoir ces espaces : de la diversité dans les usages proposés, du jeu libre et non stéréotypé qui favorise l’apprentissage autonome et coopératif, du confort (assises, ombre, accès à l’eau), une bonne connexion avec le reste du quartier, et surtout une place réelle laissée à la participation des enfants dans la conception des projets.

De son côté, l’UNICEF France rappelle que la commune est le premier espace citoyen d’apprentissage et de protection pour l’enfant, et appelle les collectivités à concevoir des espaces de vie durables, sûrs et inclusifs [source : UNICEF France, « Penser la ville à hauteur d’enfant« ].

Carrousel avec du public

Le jeu collectif en extérieur, un levier concret

Ces grands principes trouvent une traduction très concrète dans les équipements de jeu installés sur l’espace public. Un équipement de jeu collectif, un carrousel actionné par les enfants eux-mêmes, par exemple, répond directement à plusieurs des enjeux identifiés par ces études :

Autonomie : les enfants font fonctionner l’équipement par leurs propres moyens, sans intervention d’un adulte ni d’une machine.
Coopération : il faut se coordonner à plusieurs pour créer le mouvement, un vrai terrain d’apprentissage du vivre-ensemble que l’étude de l’ADEME identifie comme central.
Sobriété : un fonctionnement sans électricité, cohérent avec les objectifs de transition écologique portés par les collectivités.
Ancrage local : bien positionné, ce type d’équipement devient un point de repère et de rencontre pour le quartier, au croisement des générations.

Ce que cela signifie pour l’aménagement d’une commune

Au-delà du confort ou du plaisir immédiat, ces espaces contribuent à un objectif plus large : rendre la ville plus accueillante, plus sûre et plus vivante pour tous ses habitants, enfants comme adultes. C’est un des constats partagés par l’ADEME et l’UNICEF, une ville pensée pour les enfants profite, in fine, à l’ensemble de ses usagers

Petite fille sur un âne en bois sculpté, carrousel à énergie musculaire en fonctionnement

Notre solution qui rassemble les générations?

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